Historique

Photo collègeL'histoire du collège commence en 1960 avec l'ouverture d'un Cycle d'Observation. Pour la rentrée d'octobre fut créée la première classe de sixième, rattachée à l'école de garçons, l'actuelle école Jean Monnet, construite en 1956-57 et mise en service après les vacances de Pâques 1957. Cette sixième occupera la quatrième salle de classe où la municipalité avait installé provisoirement une garderie d'enfants, le début de l'école maternelle. Les élèves de cette sixième venant de toutes les communes du canton, il fallait penser au ramassage et au repas de midi pour les demi-pensionnaires. Le ramassage fut confié aux Transports Schneider Jules et la première année, les élèves mangeaient au restaurant Herrmann (Auberge à la Croix d'Or). C'est Mlle Agnès Bach (future Mme Feisthauer), leur premier professeur qui les conduisait et les surveillait pendant le repas.

A la rentrée de 1961 fut ouverte la classe de cinquième, logée dans la salle de matériel, toujours à l'école de garçons. Profitant d'une subvention départementale, la commune installa une cantine au rez-de-chaussée de l'ancienne mairie, rue de l'agriculture. Beaucoup des anciens élèves et anciens professeurs aiment encore parler des bons repas qui y ont été préparés par Mme Jung Albertine qui sera la cuisinière jusqu'à la nationalisation du CES. En 1962, avec l'ouverture d'une classe de quatrième, le Cycle d'Observation devint Collège d'enseignement général (CEG) et l'administration fit installer la première classe mobile à côté du stade St Remi, la première "baraque".

Par la suite d'autres classes furent créées, installées dans des baraques montées à la hâte, avant chaque rentrée, à proximité de l'école de garçons, quatre même derrière l'église, dans l'ancien jardin de l'instituteur, l'actuelle place de la fontaine. Il fallait se battre pour l'obtention des baraques ou la création de nouveaux postes d'enseignants. La Direction fut soutenue dans ses revendications par l'association des parents d'élèves présidée par le Dr Froeliger. A signaler aussi qu'au début du CEG la municipalité de Rohrbach était seule à supporter les frais de son fonctionnement. C'est seulement en 1968 que le SIVOM du canton de Rohrbach en prit la relève. Malgré toutes les difficultés d'installation l'enseignement dispensé au CEG est excellent. 1964 est l'année des premiers examens. Nous enregistrons avec une certaine fierté les premiers résultats : 90% de réussite au BEPC et 3 admissions à l'Ecole Normale dont le deuxième garçon du département. L'année suivante ces résultats se sont encore améliorés, même pourcentage au BEPC et 6 admissions à l'Ecole Normale dont la première fille du département. Je pourrais continuer ce palmarès élogieux. A quoi étaient dus ces résultats : au travail des élèves et des maîtres. Je tiens à faire ici l'éloge de ces jeunes professeurs, les premiers pionniers du CEG : les Feisthauer, Brunner, Petry etc, un monde admirable, toujours sur la brèche pour aider les élèves, conseiller les parents et donner un coup de main pour la bonne marche de l'établissement.

A la rentrée de 1971, le CEG comptait 480 élèves dispersés dans toute l'agglomération : école de garçons, " baraques" près de l'église, une classe encore dans la salle des Sapeurs-Pompiers, (aujourd'hui salle de l'harmonie municipale), un total de 16 classes mobiles. Pas de chauffage central mais des poêles à charbon ou au mazout. Vous pouvez vous imaginer les matinées d'hiver où ces poêles refusaient de brûler et enfumaient les locaux, les élèves grelottant dehors. La cantine, devenue trop petite devait préparer toujours plus de repas. La construction de l'Hôtel de Ville a libéré le premier étage qui devint donc un deuxième réfectoire. Avec ce nouveau local et l'introduction d'un deuxième service cette cantine pouvait remplir sa tâche. Aussi fallait-il compter avec le bon vouloir des professeurs pour y conduire les élèves et les surveiller pendant les repas. Il faut dire aussi que le CEG n'avait ni secrétaire, ni gestionnaire, ni surveillant. Le tout n'était que provisoire. Il n'y a que le provisoire qui dure. On parla longtemps d'une construction nouvelle, d'un établissement scolaire moderne, vu la prolongation de la scolarité obligatoire de deux ans.

Enfin le rêve devint réalité : Rohrbach aura son CES 900 expérimental. Tout alla alors très vite. On choisit l'emplacement, on acheta le terrain et la construction se fit en un temps record. La rentrée de 1972 a pu se faire dans ce nouvel établissement. Le problème scolaire était définitivement réglé à Rohrbach et son canton. C'était le grand "ouf" pour tous ceux qui étaient concernés. Il y 25 ans de cela.

Le 9 juin 2013 le collège de Rohrbach-les-Bitche a été baptisé du nom de Jean Seitlinger, le Conseil Général de la Moselle ayant décidé de cette dénomination à l'unanimité de ses membres le 17 mars 2013.

par M Alphonse Weissenbacher, ancien Directeur du Collège de ROHRBACH.

Jean Seitlinger

Jean SEITLINGERJean Seitlinger est issue d'une famille modeste de Saint-Louis-lès-Bitche, village ouvrier de Moselle. Il parvient cependant à faire des études et devient tour à tour professeur d'anglais dans un lycée français en Autriche et avocat au barreau de Sarreguemines (Moselle).

Sa langue maternelle est l'allemand. Ce n'est qu'à l'école qu'il apprend le français. Jean Seitlinger soulignera d'ailleurs à plusieurs reprises durant sa carrière politique la chance qu'il a eu de naître dans un environnement bilingue. Sa maîtrise parfaite de l'allemand et de l'anglais lui a permis en effet de se spécialiser à l'Assemblée nationale et au Parlement européen dans les relations internationales.

De 1956 à 1997, sous l'étiquette du CDS, il a été l'un des principaux acteurs de la vie politique de l'est mosellan. Il a fondé le Centre d'études européennes de Scy-Chazelles en Moselle et est actuellement membre du conseil d'administration de la Fondation Robert-Schuman dont il est l'un des fondateurs. Il a en effet rencontré Robert Schuman au début des années 1950 dont il devient très proche, à tel point que Robert Schuman lui propose d'être sur sa liste aux élections législatives de 1956, permettant ainsi à Jean Seitlinger d'être élu député pour la première fois à 31 ans, devenant ainsi l'un des plus jeunes députés de la législature.

Vice-Président de la Commission des Affaires Étrangères de l'Assemblée nationale à plusieurs reprises, il est l'instigateur du deuxième sommet des chefs d'État et de gouvernement des États membres du Conseil de l'Europe qui s'est réunit les 10 et 11 octobre 1997 à Strasbourg.

l'infirmière

cdi